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Mercredi 21 février 2007
Mardi soir, Lille-Manchester, un seul but des mancuniens, toute une polémique. Un but rapide qui a surpris les Lillois, mais un but réglementaire.

« Nous sommes victimes d’une injustice ». Les propos de Michel Seydoux, président du LOSC sont sans réserve. Mardi soir au stade Félix Bollaert de Lens, les Lillois ont perdu 1-0 face à Manchester United lors du match aller des huitièmes de finale de la Ligue des champions de football.
Tout a basculé à la 84ème minute pour le LOSC. Ryan Giggs a osé. Il a marqué un coup franc sans que l’arbitre ait sifflé. Les Lillois crient au scandale, les mancuniens revendiquent l’astuce. Le règlement est pourtant clair : la circulaire 13 des lois du football de l’International Board, relative au coup franc, précise que « l’équipe qui bénéficie d’un coup franc peut jouer rapidement ». Le but est donc conforme aux standards du football, n’en déplaisent aux supporteurs des Dogues. « Le but est valide, le ballon était arrêté et le coup franc a été joué à l’endroit de la faute », explique Joël Quiniou, ancien arbitre international. Le problème, c’est l’attitude du directeur de jeu de la rencontre, le Néerlandais Eric Braamhaar. Alors même que Tony Sylva, le gardien Lillois, constituait le mur de défenseurs, il s’est écarté de Ryan Giggs, lui donnant l’autorisation de tirer rapidement. Seulement personne d’autre ne semble avoir reçu l’information, pour le plus grand malheur des Lillois. « C’est l’attaquant qui bénéficiait du coup franc, s’il a voulu jouer vite, libre à lui », note Joël Quiniou . Les joueurs du LOSC ne l’entendaient pas de cette oreille. Après le but, ils se sont rués sur le quatrième arbitre pour poser des réserves techniques. Quiproquo. Les Anglais, eux, ont cru que les joueurs français voulaient arrêter le match. Dans les compétitions européennes, les réclamations interviennent à la fin du match alors qu’en ligue 1, c’est avant le premier arrêt de jeu. Deux philosophies du football s’opposent dans ce litige. D’un côté celle des Anglais qui sont habitués à jouer vite ; de l’autre celle des Français, respectueux des coups de sifflets du « maître de la rencontre ». Car comme l’explique Joël Quiniou, « il aurait fallu un geste fort, bien construit » pour éviter tout malentendu. Si le cas fait débat, il n’est pourtant pas isolé. Le 12 décembre 2004, Thierry Henry avait profité de l’opportunité de jeu rapide pour marquer le deuxième but d’Arsenal face à Chelsea, lors de la 17ème journée de Premier League. « Il faut toujours avoir un œil sur l’arbitre » rappelle Joël Quiniou. Les Lillois n’ont devront être plus attentifs le 7 mars à Old Trafford pour le match retour.
Par Pauline - Publié dans : la vie du blog
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Mercredi 21 février 2007
A chaque sport sa chaîne spécialisée : équitation, foot, sports de glisse et autres sont à l’honneur. Mais l’audience reste très limitée.

Chelsea vient d’annoncer la création d’un programme consacré au club britannique sur le site d’échange vidéo You Tube. Canal + obtient les droits de diffusion du Top 14 de rugby. Le sport est à l’honneur, et pas seulement sur Europsort. Plus d’une douzaine de chaînes traitent de l’actualité sportive parfois dans des domaines très spécialisés, l’équitation par exemple. Equidia se veut la chaîne du cheval, au trop comme au galop. Le leitmotiv « 
Des brides et vous », tout un programme. ESPN Classic, 100% vintage, avec ses éternels duels Agassi-Sampras, Motors TV et son fer de lance « pleins phares », « l’œil du coach » sur OM TV. Mais qui vibre pour ça ? « C’est un complément dans l’information sportive », explique Annette Sindal-Vonet, d’ ESPN Classic. Dans le foot, Marseille, Lyon, Saint-Étienne et Lens se sont déjà lancés dans la bataille. Chacun pour soi, et on balance sur les autres : « C’est simple : l’OL a copié tous nos programmes, en moins bien », explique Frédéric Pietri, présentateur d’OM TV. Alors au final, qui regarde ? Difficile à dire, car les études Médiamétrie sont hors de prix et donc inaccessibles aux petites sportives du câble/satellite. Mais on peut dire sans trop s’avancer que seuls les aficionados de chaque sport sont scotchés à leur écran. Quel objectif pour ces chaînes ? « Parler de l’actualité du club et rassembler les supporters », d’après Serge Colonge (OLTV). Evidemment. Mais aussi, plus discrètement, faire voir son club et attirer de nouveaux venus ; seulement voilà, avec 0,1% de parts d’audience en moyenne en 2006, on se permet de douter du succès de ces chaînes.
Par Pauline - Publié dans : la vie du blog
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Mardi 20 février 2007
L’ancien basketteur John Amaechi publie cette semaine un livre, « Man In The Middle», dans lequel il révèle son homosexualité. L’omerta sur l’orientation sexuelle reste malgré tout la règle dans le milieu sportif.

Vingt-six ans après l’affaire John Fashanu, rien n’a vraiment changé. Soupçonné de penchants homosexuels, le footballeur anglais avait été suspendu par son entraîneur de Norwich City en 1981. Il était le premier joueur professionnel en Grande-Bretagne à « sortir du placard ». C’est aujourd’hui au tour de John Amaechi, ancien joueur de basket-ball NBA, de faire son coming out avec un livre qui sort cette semaine en France. Mieux acceptée dans certains domaines professionnels, l’homosexualité reste encore tabou dans le sport, comme en témoignent les réactions à l’annonce d’Amélie Mauresmo en 1999, lors de l’Open d’Australie. Sa rivale de l’époque, la Suissesse Martina Hingis avait ensuite déclaré avoir eu l’impression de jouer face à un homme. L’annonce de l’homosexualité de John Amaechi déclenche le même type de réactions. Tim Hardaway, retraité des parquets NBA en 2003, a carrément déclaré être « homophobe » et « détester les gays », précisant qu’Amaechi n’aurait pas dû partager le vestiaire de l’équipe. Le cas Amaechi fait écho à celui de Sheryl Swoopes. En octobre 2005 cette basketteuse, la seule à avoir été primée joueuse la plus efficace du championnat professionnel nord-américain de basket-ball féminin, avait fait cette révélation.
La France ne fait pas figure d’exemple dans le domaine : dans le football professionnel, par exemple, la question est très largement ignorée. Pascal Brethes, co-créateur du club Paris Foot Gay, est catégorique : « Aujourd’hui, il est politiquement correct de lutter contre l’homophobie, mais cela ne se retrouve pas du tout dans le quotidien des clubs. Il y a toutes sortes de pressions : les supporters, les équipementiers qui ne veulent pas de mauvaise publicité, les médias et même ses propres partenaires. » Pour Pierre Menes, journaliste sportif et fin connaisseur du milieu footballistique, « les footballeurs homosexuels restent du domaine de l’exceptionnel ». En vingt ans de carrière, il n’a jamais vu un footballeur se déclarer gay. Bien sûr il y a des rumeurs, mais jamais d’annonce officielle. Pour ne pas être taxé de discrimination, le Paris Foot Gay est ouvert aux gens de toutes origines ou orientations sexuelles, le seul critère de choix étant sportif. « Nous sommes volontairement en dehors de la FSGL (Fédération Sportive Gay et Lesbienne, qui regroupe 25 associations sportives, ndlr), explique M. Brethes. Il y a un risque communautariste à ce genre d’associations, mais en même temps il faut comprendre que les sportifs aient envie de pratiquer tranquillement, entre eux et à l’abri des remarques insultantes. »
Il semble que les mentalités commencent à évoluer en France, mais à vitesse très réduite : toutes disciplines confondues, les sportifs ayant annoncé leur homosexualité se comptent sur les doigts d’une seule main. « Il faudrait qu’un Zidane se déclare homo, par exemple, cela ferait changer les choses », lance Pascal Brethes. Ou que la mobilisation en faveur du mouvement gay soit plus importante. C’est dans cette optique que Vikash Dhorasoo, ancien joueur du Paris-Saint-Germain, lui-même hétéro et père de deux filles, parraine l’association Paris Foot Gay. Une première étape et un exemple, pour aller vers une meilleure intégration des homosexuels dans le sport.
Par Pauline - Publié dans : la vie du blog
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Lundi 19 février 2007
Interview d’une figure française du handball féminin

Le handball féminin est-il différent des autres sports en matière de tolérance?
Dans le milieu du hand, l’homosexualité féminine n’est pas un problème. C’est accepté que les joueuses soient un peu moins filles, un peu moins chochottes. Tout le monde sait par exemple que Mia Hundvin – norvégienne – et Camilla Andersen – danoise – sont en couple, et ça ne fait pas de scandale. Le fait d’être homo ou hétéro est relégué au second plan.

Avez-vous eu à souffrir personnellement d’homophobie dans votre carrière ?
Jamais vraiment. Une fois seulement l’entraîneur m’a fait comprendre qu’il fallait que je me tienne à carreau. On m’a dit que je devais éviter d’avoir des relations personnelles avec mes coéquipières. Mais que ce soit avec les joueuses ou avec le public, je n’ai jamais eu de réflexion.

Constatez vous un changement de perception de l’homosexualité dans le sport ?
Il y a une évolution des mentalités en général. Les gens finissent par s’en foutre au quotidien de savoir si on est homo ou hétéro. Et puis personnellement, je ne crie pas sur les toits que je suis lesbienne. Si j’étais plus revendicatrice, j’aurais fait boomerang, et j’aurais peut-être eu des réflexions. 
Par Pauline - Publié dans : la vie du blog
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Jeudi 15 février 2007

Démolition.
Il a fallu à peine trois minutes à la tour ABC de Vitry-sur-Seine pour s'effondrer comme un château de cartes.


URBANISME
. Une barre de logements sociaux de la cité Balzac a été détruite hier. En trois minutes à peine, le château de cartes s'est écroulé, laissant nostalgiques les anciens locataires venus assister à l'événement.

    À 13 heures, avant la grande déflagration, l'Office public HLM de Vitry-sur-Seine, avait organisé une « cérémonie » pour l'occasion. Des femmes ont lu des passages du roman de Stefan Zweig, Balzac, le roman d'une vie. D'autres ont lu leurs propres témoignages. «Depuis ma plus tendre enfance, je vis à Balzac. J'ai vécu là bien des joies et bien des peines. Au début, quand j'ai appris la démolition, j'ai vécu ça comme une injustice. Aujourd'hui, ma colère est tombée. C'est une partie de notre vie qui s'en va ». L'émotion déborde. Un film, réalisé par Daniel Kupferstein et intitulé « Derrière les murs. Paroles d'habitants de la tour ABC » retrace la vie des anciens locataires. Les plus jeunes parlent des bêtises qu'ils ont faites pendant leur enfance, les plus âgés de l'entraide entre habitants. «J'ai jamais connu une solidarité comme à Balzac » se souvient Jean-Marie. Nostalgie quand tu nous tiens...
85 mètres de long, 13 mètres de large, 45 mètres de haut, les quatorze étages se sont effondrés d'un coup d'un seul. À 14 heures hier, la tour ABC de la cité Balzac de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) a été démolie. Dix minutes après, derrière le nuage de poussière, cinq étages seulement subsistaient. L'immeuble en comptait quatorze. L'entreprise de démolition a utilisé la technique du vérinage. Une poussée hydraulique horizontale et commandée à distance, a mis en mouvement les vérins installés au septième étage. C'est ainsi que les 168 logements construits en 1967, se sont effondrés sur eux-mêmes, dans un bruit assourdissant. Un quasi tremblement de terre à en croire la poussière qui s'est dégagée de l'immeuble.
L'effondrement a suscité diverses réactions : des sifflets des habitants des tours voisines, des applaudissements parfois. « Mon coeur s'est arrêté pendant une seconde » explique une adolescente à ses amies. Nombreux étaient les anciens locataires à être présents pour voir leur tour s'effondrer. La fin d'une partie de leur vie. « Ça me dégoûte » confie Nassima, qui a vécu 41 ans dans la tour ABC. Pour elle comme pour chacun des anciens habitants, cette destruction est un véritable traumatisme. «C'est comme si vous cassiez une famille », lâche la jeune femme. Bien sûr, la mairie a prévu une solution de relogement pour ces personnes, mais quand même? À 80 ans, Saad, d'origine algérienne, a vécu ici pendant 61 ans. « J'habitais au dixième étage ». Il y a six mois, il a été relogé dans une autre tour, moins haute, à quelques pâtés de maison de la première. Mais dans cette barre, il a des souvenirs. Des souvenirs liés à l'enfance de sa fille. Et puis il y en a des moins bons. Une jeune fille agressée au pied des tours, devant les yeux de Saad qui s'était interposé. Mais, l'affaire qui a le plus marquée les habitants de la cité Balzac c'est sans aucun doute la mort de Sohane Benziane, brûlée vive en 2002. Un choc pour tous. Ils étaient réunis hier, pour assister à l'effondrement de leur tour, leur lieu de vie pendant de nombreuses années. « Ils vont foutre un coup de bazooka et puis ça y est » résume Farid.
La tour ABC a été démolie, mais il ne s'agit que d'une étape dans la restructuration de la cité Balzac. Trois barres d'immeubles du même calibre seront partiellement détruites d'ici 2020. 660 logements sociaux. Le plan local de l'habitat (PLH) de la ville de Vitry-sur-Seine prévoit la reconstruction de 471 nouvelles habitations, dont 235 en accession à la propriété. Un bilan qui laissent sceptiques certains anciens locataires comme Nassima: « il y aura très peu de logements sociaux. Ce sera seulement de l'accès à la propriété ».



















La tour ABC avant démolition
























                       Après l'effondrement, seuls restent les gravats




Par Pauline - Publié dans : la vie du blog
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