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Bienvenue à tous les mordus d’actu !
Le blog de Pauline
Bienvenue à tous les mordus d’actu !
Sièges recouverts d'un tissu rouge, sol en marbre, décor rutilant, on se croirait dans un opéra italien, il ne manque que les loges. Pour compenser, les trésors de la Nation: colonnade ionique de marbre blanc, tapisserie des Gobelins, statues de Pradier, bas-relief de Roman, le tout orné des ors de la République. Un aperçu de l'Assemblée nationale.
A la place des trois coups ouvrant une représentation théâtrale, une sonnerie. Brève, elle retentit au début de la séance et à chaque interruption. Dans le rôle des ouvreuses, les huissiers. Vêtus de leurs noeuds papillon blancs, de leurs costumes ou tailleurs noirs, d'une chaîne en métal qui descend sur le ventre, ils sont les gardiens d'un temple: le Palais Bourbon. Pendant les questions au gouvernement, ils papillonnent d'un député à l'autre tels des messagers en queue de pie. Après le pugilat éventuel, ils ramassent les morceaux - de papier - qui jonchent le sol, comme après un âpre combat.
Au cours des débats, les huissiers de la République font acte de présence, ils distribuent aux députés la liste des questions à venir. Mais la plupart du temps, ils sont au pied du "perchoir". Jamais isolés, mobiles comme les petites mains d'un atelier de couture. Ils ne lisent pas les journaux, ne jouent pas avec leurs branches de lunettes, ne se recoiffent pas quand les députés parlent; ils sont attentifs. Les représentants de la Nation, eux, discutent, s'interpellent ouvertement, et font des commentaires à haute voix, alors que la séance continue. Des élus indisciplinés au sein même de leur salle de spectacle.
Un tout autre spectacle salle des quatre colonnes
A l'intérieur de l'hémicycle, les huissiers brillent par leur éclat, le vêtement y fait pour beaucoup. Mais dans la salle des quatre colonnes, les rôles sont redistribués. Ici, pas d'huissier. C'est plutôt le temple de la communication, des petites phrases. Il y a les députés aguerris, les spécialistes des coups d'éclat. Les plus connus, les plus volubiles, mais pas seulement. On se souveint du député UDF Jean Lassalle troublant la "quiétude" des débats par un chant basque. La salle des autre colonnes, c'est aussi les petites confidences, les rictus de situation. La députée UMP Nadine Morano qui félicite un confrère:"je t'ai entendu ce matin sur RTL, je t'ai trouvé très bon". L'homo politicus est sur scène, les huissiers en coulisse.
Sir John Holmes, ambassadeur britannique en France, évoque les relations franco-britanniques, avec tout le flegme qui sied aux habitants du Royaume-Uni. Extraits.
"Deux pays à la taille identique, à l'Histoire parallèle, voisins l'un de l'autre, sont voués à avoir des relations chaotiques", confesse Sir John Holmes, ambassadeur britannique à Paris. Quand on pense aux brouilles entre la Grande-Bretagne et la France, on pense, bien entendu, aux clichés et stéréotypes qui abondent des deux côtés de la Manche. Le mauvais temps caractéristique de l'Angleterre, ou encore la nourriture anglaise, qui pour les Français se compose uniquement de fish and chips, jelly et pudding. Mais les Britanniques ne sont pas en reste sur les stéréotypes applicables aux Français: toujours en grève, arrogants, et invariablement anti-américains.
Pourtant, les contacts entre Français et Britanniques n'ont jamais été aussi étroits. Inauguré le 6 mai 1994, le tunnel sous la Manche est un lien physique indéniable entre les "deux ennemis jurés". Treize millions de Britanniques viendraient passer leurs vacances en France chaque année, et près de 500 000 y seraient établis (chiffres donnés par l'ambassade de Grande-Bretagne en France). On ne compte plus les Français qui vont travailler en Grande-Bretagne. Les comagnies low cost ne cessent d'ouvrir de nouvelles lignes.
Alors, entre cliché et réalité, en quoi consiste le travail d'un ambassadeur britannique en France? "Nous devons travailler avec acharnement pour que la Grande-Bretagne et la France puissent s'entendre, quand cela est possible. Voilà le travail d'un ambassadeur en France".
C'est ainsi que Sir John qualifie "sa mission", celle d'un modérateur qui doit parvenir à une "entente cordiale" entre deux pays.
Il voit dans la coopération franco-britannique un formidable outil de réglement des conflits internationaux. "Si la France et l'Angleterre sont d'accord sur n'importe quel problème international, nous pouvons réaliser tout ce que nous voulons. A eux deux, ces pays peuvent rassembler le reste de la communauté internationale, d'une façon ou d'une autre". Dans le cas contraire, la paralysie règne.
L'ambassadeur demeure persuadé qu'une solide relation de confiance doit s'établir entre la France et la Grande-Bretagne. C'est à cela qu'il travaille. "Bien sûr, les deux pays ne sont pas d'accord sur tout. Pourquoi le seraient-ils?, confie-t-il. Mais sur la plupart des sujets internationaux, un consensus se dégage", sur le changement climatique ou la pression migratoire par exemple.
La pierre d'achoppement reste les Etats-Unis. "La Grande-Bretagne est très proche des USA, pour des raisons historiques et culturelles, même si nos perspectives sont parfois différentes. Cependant, nous en faisons rarement mention publiquement", précise l'ambassadeur. Un aveu qu'il met en parallèle avec l'attitude de la France, persuadée que l'Occident ne doit pas être dirigé par la puissance américaine.
La Gaule et la perfide Albion ont certes des relations chaotiques, mais Sir John reste optimiste. "Les différences ne sont pas aussi flagrantes qu'elles peuvent paraïtre. C'est la façon de les appréhender qui varie".
Près de 6000 personnes étaient rassemblées à la Halle George Carpentier (Paris XIIIe), pour le premier meeting parisien de Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle. Ambiance.
Une foule se masse devant l'entrée du gymnase. Ce soir, la candidate socialiste joue à guichet fermé. 6000 personnes selon la police, 8000 selon les organisateurs. Un écran géant est installé de chaque côté de la scène. Devant, des places assises pour la garde rapprochée de la candidate. Puis le carré presse, et enfin, les gradins de la salle de sport, où sont installés les militants et les curieux.
Pour célébrer ce premier pas parisien dans la campagne présidentielle, rien de tel que le maire de Paris Bertrand Delanoë, pour soutenir Ségolène Royal. Les "éléphants du PS" étaient d'ailleurs nombreux: Dominique Strauss-Kahn, Jean-Pierre Chevènement, Henry Emmanuelli, Bernard Kouchner, Arnaud Montebourg, Jean-Marc Ayrault, Christine Taubira, Jean-Paul Huchon, Elisabeth Guigou, ou encore Jack Lang, étaient présents. Mais le plus surprenant fût la présence de l'acteur Philippe Torreton (compagnon de Claire Chazal) qui a fait un discours.
Une foule galvanisée par l'évènement à en croire le comportement des MJS (mouvement des jeunes socialistes), présents en nombre, autour de l'estrade. "Les jeunes pour Ségolène", "Ségolène présidente", "fiers d'être socialistes", les slogans sont divers et se veulent des soutiens fervents à la candidate socialiste. Il faut dire que les MJS avaient mis les moyens pour être visibles: pancartes, drapeaux ciglés MJS et tee-shirts de deux coloris, violet ou rouge. La panoplie du militant socialiste.
Panoplie dont on essaie de revêtir chaque participant au meeting. Lorsqu'on entre dans le gymnase, on entre dans l'arène. Le portic de sécurité passé, les jeunes militants proposent aux personnes de s'équiper de la tête au pied. Disrtibuant des tee-shirt rouges, une jeune fille déclare:"il faut les mettre, c'est plus flashi pour les caméras". Le ton est donné, il faut que le meeting soit réussi, ne serait ce que pour faire écho à la prestation de Nicolas Sarkozy à l'émission "j'ai une question à vous poser" sur TF1.
La présence médiatique est imposante à la halle Carpentier. Le carré presse est empli de caméras de télévision, et de journalistes qui sentent l'excitation montée au fur et à mesure que l'heure tourne.
Dans les gradins c'est la même chose. Un homme regarde sans arrêt sa montre. Sa fille doit venir le rejoindre, mais elle tarde. Plus loin, dès que les MJS entonnent leur slogan "Ségolène présidente", une dame croit que la présidente de la région Poitou-Charentes va surgir. Pourtant, si le show ne débute qu'à 19h30.
Le volume de la musique s'amplifie, "Ségolène" sort des vestiaires avant de s'accorder un bain de foule pour rejoindre la scène. Caméras et micros tentent de s'approcher au plus près du "phénomène", souvent en vain, à cause d'un service de sécurité très pointu.
Des gradins, la perception est différente. On ne voit quasiment rien, heureusement que les écrans géants sont là. "Il nous faudrait des jumelles de théâtre" ironise un homme. On frappe dans les mains en rythme pour accompagner le trajet jusqu'à la scène.Les jeunes militants des MJS, eux, exultent de plaisir à l'arrivée de leur candidate.
C'est le député PS de Paris, Patrick Bloche qui prend d'abord la parole. Il remercie le public d'être venu si nombreux avant d'entrer dans le vif du sujet. Il regrette la campagne présidentielle "détestable et haineuse" de la droite. La cible principale est claire:"Nicolas Sarkozy, le candidat du Medef et du CAC 40". Le ton est donné, les clichés sont convoqués.
On tape sur le candidat de droite, mais on met aussi en avant les initiatives de la gauche: les 5100 débats participatifs déjà organisés par exemple. On insiste sur la différence entre la droite et la gauche. "C'est le centre" réplique un homme dans les gradins avec ironie.
Enfin, c'est au tour de la candidate socialiste de prendre la parole, à 20H20. Après plus de trois minutes d'ovation, Ségolène Royal, avec son éternelle veste blanche, remercie le public d'être "si nombreux, si chaleureux, si mobilisé". "Ce soir comme disent les rappeurs, Paris est dans la place".
Sa voix est posée, calme, elle ne s'adresse pas à un public mais débite son discours sans vie. "C'est bizarre qu'elle lise un papier, elle était mieux les autres fois", déplore un sympathisant. Le regard est vide de sentiment. Le stress de l'évènement, ou la peur de râter le rendez-vous? La foule n'est pas aussi réactive que pendant le discours du maire de Paris. On applaudit pour encourager la candidate socialiste à l'élection présidentielle, mais le coeur n'y est pas. C'est finalement au bout d'une demi heure, que le ton monte et qu'enfin Ségolène Royal entraîne ses militants avec elle. "Nous avons voulu d'abord donner la parole au peuple, et puisque vous avez pris cette parole, je vous demande de la garder. Je veux être la présidente des sans voix". Le public réagit positivement au discours:"quelle femme" s'enthousiasme un homme.
La candidate a décidé de mettre la barre à gauche: elle pointe "les banques qui font le principal de leur profit sur les gens les plus modestes". Le public note cet ancrage à gauche:"il y a un discours très gauche classique" explique un homme du public.
21h15, Ségolène Royal ponctue son allocution par ces mots:"avec moi qui ait tant besoin de vous, en avant pour la France qui conquiert, en avant pour la France qui change". Debout, le public l'ovationne. Ceux qui étaient convaincus avant le meeting rentrent renforcés dans leurs convictions, certains autres sont déçus de cette prestation. Dehors, on entend même des jeunes dirent que ce qu'ils souhaitent c'est que la droite soit battue, même si le discours de la candidate socialiste est moyen. Il va falloir tenir avec cet état d'esprit encore 70 jours.
A moins de 100 jours de l'élection présidentielle, la campagne commence à peine à battre son plein, mais les innovations des candidats se multiplient.
Dans la lignée des débats participatifs chers à Ségolène Royal, les militants socialistes de la fédération de la Vienne rivalisent d'imagination pour séduire les électeurs.
Dernier gadget en date, le ségomaton. Comme son nom l'indique, le principe de cette nouveauté est calqué sur celui du célèbre photomaton. Tous les vendredi, une voiture équipée d'une caméra se poste à côté d'un marche de Poitiers pour que le population puisse s'adresser directement à la candidate socialiste à l'élection présidentielle. Les gens peuvent ainsi l'interpeler ou lui faire des propositions.
Les interventions sont diffusées sans montage sur internet, sur la chaîne de télévision numérique de la fédération de la Vienne. La réponse de madame Royal intervient par voie postale ou par courriel aussi rapidement que possible.
Ce nouveau gadget va t il vraiment faire avancer la campagne? On l'a compris, Ségolène Royal a décidé de s'adresser au "peuple". Pour certains, c'est un retour à la rédaction des cahiers de doléance. Pour d'autres, c'est une façon de réconcilier les Français avec la politique. C'est vrai qu'on pourrait croire à une initiative démagogique: utiliser les propositions des Français pour rédiger un programme. N'oublions pas ces propos de madame Royal :"mon opinion est celle du peuple français"...
Alors, gadget ou solution à la dépolitisation, qu'en pensez vous?
Jeune femme souriante, heureuse de chanter sur scène, qui donne au public, même sur un plateau télé, Ayo a illuminé la scène de Taratata au cours de l'enregistrement, dans les conditions du direct, de l'émission de Nagi.
Accompagnée par ses musiciens, elle est debout, face au micro et arbore un large sourire. La musique est douce, la voix suave et un peu écorchée. On est loin de Janis Joplin, mais l'émotion est là.
L'ambiance est calme et détendue, l'heure est au plaisir.
Quand l'animateur lui demande d'improviser quelquechose, l'artiste le fait sans rechigner. Une guitare désaccordée repousse l'exercice, et finalement, sur quelques accords, Ayo contente le public. Un vrai échange entre elle et eux - nous.
Il paraît que c'est pour des moments comme ça que les artistes vivent. Une chose est sûre, le public aussi en redemande.
L'album d'Ayo s'intitule Joyful
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