Partager l'article ! Je me voyais déjà signant la une des journaux : A 18 ans j'ai quitté ma provinceBien décidé(e) à empoigner la vieD&rsqu ...
Le blog de Pauline
A 18 ans j'ai quitté ma province
Bien décidé(e) à empoigner la vie
D’accord, Aznavour est un peu démodé, mais bon. Ma province à moi c’est Montluçon.
« Montlu-quoi ? » Mais si faites un effort, l’Allier, 03, le centre de la France, révisez votre géographie. Montluçon, c’est aussi une histoire, les Ducs de Bourbon ; une culture, le musée de la vielle et surtout une gastronomie : le pâté aux pommes de terre. Un peu de pub pour la province, ça n’est pas coutume ! Comme je n’étais ni une joueuse de vielle invétérée, ni une cuisinière hors pair, il a bien fallu trouver autre chose.
Le coeur léger et le bagage mince
J'étais certain(e) de conquérir Paris
Mais avant Paris, l’auvergnate que je suis a fait ses classes chez les Bretons. Quatre ans à Science Po Rennes : l’indépendance, les soirées, Saint-Malo à trois quarts d’heure, le bonheur ! Un an au pays des grands Sven blonds, la Suède et le déclic pour les voyages. « Voyage Voyage », l’esprit de Desireless m’envahissait ! 10 pays en 10 mois, le virus du voyage inoculé à vie. Norvège, Russie, Pologne, République Tchèque… la vie d’Erasmus laisse du temps, il faut bien le mettre à profit.
Je me voyais déjà adulé et riche
Signant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient
Charles et moi nous prenons ensuite des chemins différents. Moi je me voyais plutôt vivant une vie de bohême à Paris, allant d’expo en expo, de cinéma en cinéma, à la découverte du monde ! La vocation était toute trouvée : le journalisme.
J'étais le plus grand, des grands fantaisistes
Faisant un succès si fort que les gens m'acclamaient debout
Journalisme, voyage, un projet professionnel se dessine. Un an d’abnégation, de travail acharné – on a failli me retrouver morte sous ma pile de journaux – et me voilà au CFJ, l’école de journalisme de la rue du Louvre. Le dictaphone devient mon meilleur ami, l’ordinateur mon concubin, le stylo ma béquille. Deux ans pour me préparer au grand voyage : l’entrée sur le marché du travail.
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